Un soir d'aout, je marchais pieds nus dans le sable froid. Les cheveux au vent, j'avançais, toujours tout droit, ne sachant où j'allais, la tête pleine et pensive... Et là, je t' aperçu. Tu était dos à moi et, immobile, tu fixais l'infini...
C'était la première fois. Sans rien dire, je suis allée m' assoire à côté de toi et tu n'a même pas tourné la tête pour voir qui c'était placé à ton côté. J'ai regardée dans la même direction que toi et puis je t'ai de nouveau regarder. J'ai pu voir que tu avais froid, et j'ai sentis à mon tour la brise légère. Tes lèvres étaient bleues, tes cheveux en pagaille, ton visage parfait... Puis j'ai vu que tu pleurais, ton regard toujours fixé sur l'océan infini, perdu au loin. Alors, j'ai suivit ton regard jusqu'à ce que tu fixais, et là je l'ai vu, ce paysage magnifique, tinté de l'orangé du soleil couchant, des vagues s'écrasant contres les falaises volumineuses... Alors, moi aussi je me suis mise à pleurer. Les perles salées qu'était mes larmes coulaient sur mes joues et me réchauffaient. Dans le silence, nous sommes restés longtemps ainsi à contempler cet univers. Puis, tu m'a enfin regarder.Mais je n'ai pas voulu croiser ton regard, ce regard si passionné, si doux et profond. Tu m'a alors demandé pourquoi je pleurais.
Et je t'ai répondus : parce que tu pleures. Et toi, pourquoi pleures tu donc?
De ta voix d'ange, tu m'as à ton tour répondu :parce qu' avant j' était triste. mais maintenant, parce que je suis heureux!
Tout deux avons mêlé nos regards, nos sourires insiniffiants et nos coeurs vers la beauté qui se nomme horizon lointaine et infinie. Pour la vie.